الجمعة، 25 مارس 2011

منع عرض فيلم GAZA-STROPHE في صالتي عرض في باريس

 

 

CENSURE AUTOUR DE LA DIFFUSION DU FILM « GAZA-STROPHE, PALESTINE »

par
 vendredi 18 mars 2011, 16:41

//Communiqué de presse//

CENSURE AUTOUR DE LA DIFFUSION DU FILM « GAZA-STROPHE, PALESTINE »

Sorti au cinéma mercredi dernier, le film « GAZA-STROPHE, PALESTINE »,
de Samir Abdallah & Khéridine Mabrouk  est victime de censure dans sa programmation et sa diffusion en salle.    

Deux salles d’Ile de France dans lesquelles le film était programmé de longue date ont, unilatéralement, et sous des prétextes fallacieux, soit annulé le débat après la projection, soit purement et simplement annulé la diffusion du film.

À Versailles, le cinéma « Le Roxane » : projection et débat sous prétexte des « évènements liés à l’actualité du Maghreb » !

À Ris-Orangis, au cinéma « les Cinoches », la Communauté d’Agglomération Evry Centre Essone (présidée par Manuel Vals, maire d’Évry et Député de l’Essone) a demandé l’annulation du débat qui devait se tenir après la projection, en présence des réalisateurs et à l’initiative d’Evry Palestine et de RiSolidarité Palestine, sous prétexte que « le débat partisan pourrait provoquer des tensions communautaires ! »

Les associations qui ont porté le film auprès des salles concernées, et nous auteurs et producteurs,  « protestons  contre cette décision qui semble faire de la Palestine un sujet tabou. L'exposer à la censure, interdire le débat, c'est renforcer les tensions sur le sujet et fermer les yeux sur une situation inacceptable depuis longtemps. La liberté de réunion et la liberté sont des valeurs fondamentales de notre République .

 Au-delà des amis et sympathisants des droits de la cause palestinienne, nous appelons l’ensemble des démocrates et républicains à exprimer leur refus et leur indignation face à la censure ».

« Gaza-Strophe, Palestine », réalisé par Samir Abdallah & Khéridine Mabrouk, sorti en salle ce mercredi 16 mars est un document exceptionnel, recueil de paroles, de témoignages des habitants de Gaza au lendemain de l’opération « plombs durci » mené par l’armée Israélienne en 2009.

En février 2010, à l’occasion de la diffusion télévisée du film sur France Ô, dans sa version courte (52 minutes), le film avait déjà fait l’objet d’une tentative de censure. À l’époque, la direction de France Télévision avait subit de fortes pression visant à déprogrammer le film, mais avait finalement maintenu la diffusion grace a une levée de bouclier exceptionnelle.

 Témoignage du Colonel Desmond Travers, membre de la Commission Goldstone ( mandatée par l’O.N.U pour enquêter sur les crimes commis par Tsahal dans cette opération) : « Nous avons visité les mêmes endroits. Le film confirme ce que nous avons trouvé plusieurs mois après. Il est important que les gens puissent voir ce film et se fassent leur propre idée sur ce qui s'est passé durant ces trois semaines, lorsque les forces armées israéliennes ont donné l'assaut. En effet, le rapport Goldstone fait près de cinq cents pages et décrit des faits dans un langage technique et juridique qui peut décourager certains de le lire. En regardant le film, j'ai été frappé par le fait que nous ne devons pas oublier que la situation à Gaza s'est dégradée depuis que ces images ont été tournées, il y a un an et demi. »

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La presse a écrit :

TéléCinéObs

« (...) pas de militantisme ici. Juste la force et l'urgence d'un témoignage brut. Ce film est un cri muet, un cri de stupeur. »

Télérama

 « (...) c'est le grand mérite de ce film (...) que de montrer à chaud, mais sobrement, une réalité demeurée longtemps invisible (...). »

Les Inrockuptibles

« (…) "Gaza-strophe" est un document impressionnant sur ce moment où les dirigeants israéliens ont dépassé toutes les bornes de la déraison militaire et de la bêtise politique. »

Politis

« un film référence dans lequel la mort, les mutilations, les souffrances physiques sont pourtant peu montrées. Elles sont omniprésentes cependant dans le récit des hommes et des femmes rencontrés par les deux cinéastes. Mais ce sont les mots, les regards dans lesquels se lisent l’effroi et la colère, et parfois les silences qui disent la réalité de ces vingt et un jours de bruit, de sang et de fureur. Et ce sont les images de carcasses de maisons disloquées, et d’amas de ferrailles et de béton qui donnent force et authenticité au récit, pour qui douterait des mots. »

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